A la veille des 20 ans du Nombril du Monde, votre nambouré préféré a trouvé LA SOLUTION à cet horrible pourrissement...
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Depuis la nuit des temps, bien avant que les hommes ne soient préhistoriques, les contes ont fait la renommée de Pougne-Hérisson. Depuis 1990, les histoires reviennent enfin au Nombril du Monde...
Du Big Bang mythologique à la guerre de Cent Ans
La légende dit qu’au commencement est le verbe. Puis le verbe se fait émotion, et devient feu, celui des origines ou Big Bang mythologique.
Partie de l’épicentre de cette explosion première à Pougne-Hérisson, une gerbe enflammée dépose le pollen d’histoires sur toute la planète, mais les histoires reviennent régulièrement à la source de leur naissance, Pougne-Hérisson. Une fois le feu refroidit, il se fait pierre dans la Mine de contes. C’est ici que la parole se repose.
Jusqu’au Moyen-Age, les troubadours de toute l’Europe viennent se recueillir à la source des histoires. Malheureusement, avec la Guerre de Cent ans, la mine, abandonnée, disparaît.
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| En 1944 s’ouvre l’ère de l’ombilicologie moderne
Il faut attendre le 6 juin 1944 et le parachutage par erreur sur Pougne-Hérisson de John Barney Fergusson pour que la Mine de contes soit redécouverte. L’américain rencontre Robert Jarry, forgeron du village, qui va devenir son ami.
Ils deviennent les pères de l’ombilicologie, l’un travaillant sur la transformation des histoires en pierre, l’autre fabriquant des machines pour faire parler les cailloux. John Barney Fergusson rédige une thèse « The Nombril. Why ? How ? » révélant la vocation de nombril du monde de Pougne-Hérisson. Mais cette dernière dérange et disparaît avec son auteur dans l’incendie de la grande bibliothèque du village le 30 juillet 1958.
Robert Jarry décide tout de même de poursuivre leur quête : faire revenir les histoires à Pougne-Hérisson. Il travaille alors à la construction de machines à capter les mythes. Malheureusement, ses inventions n’ont jamais fonctionné de son vivant et il meurt en 1976, tombant dans l’oubli.
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Nouveau chapitre de l’histoire (1944-1989) découvert en 2009...
En 1944, lorsque John Barney Fergusson quitte les Etats-Unis, il laisse son fils Thomas. L’enfant attend le retour de l’avion qui a emmené son père et tombe en amour avec les étoiles : il devient astronome et astrophysicien. En 1966, il part pour la France avec le secret espoir de retrouver son père. Entouré d’intellectuels français, il intègre le parti communiste où il est recruté par le KGB comme agent de renseignement spécialisé.
Vers 70, il retrouve la trace de son père à Pougne-Hérisson. Il est très vite convaincu que sa disparition est l’œuvre des américains, décidés à faire taire l’auteur de cette découverte fondamentale pour l’humanité : la théorie reliant les nombrils du monde. Une constellation terrestre dont la mise en réseau produit une source d’énergie gratuite et inépuisable (ruinant de fait le système du capitalisme mondial).
A Moscou, il entreprend la fabrication d’un laboratoire dans une vieille capsule spatiale pour appliquer cette théorie : les liens entre les étoiles et les nombrils terrestres. Devenu pacifiste convaincu, il passe très vite pour un ennemi du régime vacillant. En 1988, son œuvre est brûlée, il en conçoit une tristesse infinie et meurt imbibé de vodka à la veille de la chute du mur en 1989. Grâce aux notes retrouvées par ses voisins, la réplique de son Spoutnik sera visible dans le jardin d’histoires de Pougne-Hérisson à partir d’avril 2009.
De nos jours
Les incroyables travaux des deux ombilicologues étaient perdus, mais en 1990, le conteur Yannick Jaulin les a découvert et a partagé cette mythologie avec la population A Pougne-Hérisson. Aujourd’hui, les machines de Robert Jarry fonctionnent et attirent de nombreux contes au Nombril du Monde. Ils repartent ensuite pour de nouvelles migrations à travers les oreilles et les langues de tous les passeurs de verbes.
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